Critique constructive
1 - Hervé Le Tellier écrit une critique d'un livre de bande dessinée que j'aurais fait.
2 - Je fais un extrait de ce livre en fonction de cette critique.
La critique d'Hervé Le Tellier :
On ne saurait trop remercier Etienne Lécroart de publier dans Tienounet dessine ses œuvres d’enfance, sur la période enchantée qui court de l’anniversaire de ses deux ans à ses trente-un ans. Une boîte de feutres de couleurs en solde lui avait été offert par son tonton Gégé, injoignable désormais car purgeant une peine de perpétuité à la centrale de Bron pour un crime que nous ne révélerons pas mais quelle horreur mon Dieu quelle horreur.
Les influences du petit Tienounet ? Miro et Pollock au début, en raison de la déplorable qualité des feutres de tonton Gégé (mais quelle horreur), avant que, la maîtrise de l’enfant s’améliorant vers ses trente ans, il se rapproche de Caillebotte ou parfois de Vermeer. Par chance, Lécroart a su aujourd’hui – et c’est sa force – se débarrasser de ces étouffantes figures tutélaires. Les regardeurs attentifs constateront que dès ses deux ans, on était tout de même déjà chez le futur Lécroart, quelques gaudrioles sexuelles ne manquant pas de satisfaire ses aficionados.
Au Pr Raoult, qui lui demande pour Chloroquine Hebdo si Baudelaire a raison, et si « le génie, c’est l’enfance retrouvée à volonté », Etienne Lécroart répondit qu’il ne « retomberait jamais en enfance, ne l’ayant jamais quittée », belle réplique volée néanmoins à Tristan Bernard, mais Lécroart s’en moque bien.